De 1985 à nos jours, un certain nombre de dates jalonnent
cet itinéraire et de nombreux collègues se distinguèrent pour
la réalisation de ces objectifs. Le tableau suivant rend compte
du déroulement de ces événements et de quelques dates marquantes.
Année
Président
Secrétaire général
Permanent
CAP
Action ou acquis syndical particulier
Evénement marquant
1984
Avril 1985
1987
M. FOREST
P. BONJOUR
Y. GEFFROY
Nouveau SNVIMA
Premières primes
parution des décrets de décembre 1984
1988
1989
1990
M. FOREST
F. GERSTER
Y. GEFFROY
Y. GEFFROY
Messagerie, 1er bulletin,M. NIMAX,Cocotier, action
syndicale de 89, début d'harmonisation des primes
1991
1992
1993
F. GERSTER
C. MIR
Y. GEFFROY
C. FLEURY
P.BOUTET
Y. GEFFROY
Les AG deviennent des congrès, ouverture tous azimuts,
création de la FSAVAE
Début des chantiers de la réforme de l'ETAT
1994
1995
1996
J. BARRIERE
P. BOUTET
P. BOUTET
C. ALLEMEERSCH
Y. GEFFROY
Développement du lobbying
Action certification
Crise ESB
1997
1998
1999
C. BOUVIER
D. PERRE
C. ALLEMEERSCH
D. PERRE
Baptême du SNVIA, autonomie fonctionnelle des DSV,
assistance juridique, site Internet
Création de l'AFSSA
Crises listeria, dioxines
2000
2001
B. ASSEMAT
J.COPPALLE
D. PERRE
T. BERTHE
Jean Glavany redonne leur autonomie aux DDSV
Crise de l'ESB
Fièvre Aphteuse
2002
2004
B. ASSEMAT
Y. GEFFROY
P. BONBLED
P. MENNECIER
L. GOUELLO
Création du statut d'emploi des
DDSV
2004
2006
F. FOURES
C. FAMOSE
P. MENNECIER
D. INFANTE
L'équipe syndicale conduite par Benoit ASSEMAT, reprend en
1999 le flambeau et maintient le cap fixé par ses prédecesseurs,
visant à affirmer d'une part la nécessaire autonomie fonctionnelle
des services vétérinaires dans la déclinaison des politiques
qui relèvent de la santé publique vétérinaire, d'autre part
les compétences des vétérinaires inspecteurs en tant que corps
de fonctionnaires d'encadrement supérieur.
Le nouveau ministre de l'agriculture Jean GLAVANY conforte
les dispositions de son prédecesseur LE PENSEC et procède
à une réforme de l'administration centrale dont le cœur est
la redéfinition d'une direction générale de l'alimentation
recentrée sur ses missions de contrôle et débarassée de ses
missions économiques au nom d'une meilleure lisibilité de
l'action publique.
Les crises alimentaires continuent de secouer durement nos
structures plaçant les services vétérinaires en première ligne,
des crises successives qui mettent en scène tour à tour:
les listérias (dans les charcuteries, les fromages et
bien d'autre produits et filières),
les dioxines ( à partir de poulet, d'ovoproduits et d'aliments
pour animaux d'origine belge),
enfin la reprise au carré de la crise de l'ESB qui vient
littéralement achever d'entamer la confiance de nos contemporains
et soulève, par un effet domino, une série de questions
en cascade qui viennent interpeller les options d'une agriculture
et d'une agro-industrie accusée de productivisme débridé.
La refonte du Code rural en 2000, regroupe dans son livre
II "la santé publique vétérinaire et la protection des végétaux"
validant officiellement le concept de santé publique vétérinaire
qui entérine le principe d'une gestion intégrée de la qualité
et de la sécurité sanitaire de l'amont des filières à la consommation,
sans solution de continuité, enterrant par là même d'un coup
magistral les vélléités et les craintes d'une scission des
services vétérinaires.
A la suite d'une action unitaire mémorable qui le 16 novembre
2000 rassembla plus de trois cent vétérinaires inspecteurs
à PARIS autour de la revendication "pour un grand service
public de la sécurité alimentaire", une nouvelle inflexion
est donnée dans les relations avec le ministre de l'agriculture.
Ce dernier, sensible aux attentes sociales exprimées notamment
par les consommateurs et exacerbées par les crises de confiance
à répétition autour de notre système de production alimentaire,
témoin de l'engagement sans faille et du professionnalisme
des personnels des services vétérinaires, va enfin apporter
des réponses claires aux principales questions soulevées par
le SNVIA depuis plus de quinze ans.
Après avoir accordé dès la fin de l'année 2000 aux personnels
vacataires une reconnaissance tangible de leur situation précaire
par une revalorisation historique de leur rémunération (40%)
pour les vétérinaires et la mise en place de concours spécifiques
en vue de leur intégration dans le corps des vétérinaires
inspecteurs, dans un discours du 14 juin 2001 devant
les directeurs des services vétérinaires rassemblés à LYON
(Corbas), il annonce sa décision"d'ériger les services
vétérinaires en services déconcentrés à part entière du ministère
de l'agriculture".
Dans son intervention, le 28 septembre 2001, lors du congrès
à NANTES du SNVIA, il précise :
"Ma conviction est que les enjeux liés à la sécurité sanitaire
des aliments justifient une organisation claire et cohérente
des services qui en ont la responsabilité ; il s'agit là d'une
exigence forte de nos concitoyens, celle d'une nécessaire
lisibilité de notre organisation, telle que celle mise en
place en administration centrale en 1998 ; il nous reste à
le faire au niveau déconcentré ; mon constat est que les services
vétérinaires bénéficient déjà d'une grande autonomie dans
leurs relations avec les DDAF, de par les termes mêmes du
décret de 1984 mais aussi en raison du poids des pratiques
; aussi le maintien de ce rattachement juridique des services
vétérinaires m'est-il apparu d'autant moins justifié qu'il
n'avait plus vraiment de réalité mais constituait la sourde
d'une tension ancienne et durable entre les services du ministère."
L'essentiel a été dit, en des termes pas si éloignés des
analyses et arguments maintes fois réitérés de nos représentants
au cours de ces longues années où ces évidences ne le sont
devenues pour nos interlocuteurs qu'à la "faveur" de crises
profondes de notre société.
Il annonce également la refonte du corps des vétérinaires
inspecteurs en un corps d'"inspecteurs de la santé publique
vétérinaire", à caractère interministériel, confirmant
ses compétences dans le domaine de la politique de santé publique
vétérinaire et précisant leur vocation à occuper des emplois
de haut niveau contribuant aux politiques relatives à la gestion
environnementale des milieux naturels et de la faune, à l'alimentation
et à l'agro-industrie, au développement économique des territoires,
à la recherche, à la formation au sein d'établissements et
organismes qui concourrent à l'élaboration et à la diffusion
des connaissances.
Ce nouveau corps, placé au plus haut dans l'échelle de la
fonction publique, ouvert à des non docteurs vétérinaires,
nous positionne sans ambiguité comme un corps d'encadrement
supérieur de l'Etat, dont les fonctions seront demain de plus
en plus tournées vers la conception et le contrôle des systèmes.
Ces deux annonces sont effectives en février 2002.
Le syndicat change de nom et devient le SNISPV pour
coller au nouveau nom de notre corps d'inspecteurs de la
santé publique vétérinaire.
Enfin le statut d'emplois de "directeur départemental
des services vétérinaires" en 2003 parachève ce train
de réforme qui établit les fondations sur lesquelles il nous
appartient de bâtir désormais le grand service de sécurité
alimentaire dans sa dimension pleinement interministérielle.
Ainsi que l'a rappelé Benoit ASSEMAT en conclusion de son
rapport moral:
"Ce qui transforme un succès en réussite,
c'est la capacité à en faire un point de départ".